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Coup de cœur du mois

  • Mais qui prescrit du cannabis thérapeutique ?

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    Revue: Journal of Pain and Symptom Management

    Les auteurs de cet article, algologues et chercheurs à la faculté israélienne de médecine et d’action sociale ont réalisé une étude avec pour objectif principal de déterminer les facteurs influençant  les intentions de prescription de cannabis thérapeutique, et les différences à ce propos entre les diverses spécialités médicales. A noter que cette thérapeutique est légale en Israël.

    Plusieurs études précédentes ont montré que les différences de prescriptions n’étaient pas uniquement dues à des facteurs médicaux tels que : l’expérience du praticien, ou encore la situation médicale du patient. D’autres facteurs plus subjectifs et individuels sous-tendent les prescriptions médicamenteuses.

    Afin d’étudier cela, les auteurs se sont basés sur la Théorie du Comportement Planifié (TCP), dont la pertinence à prédire des comportement dans le domaine de la santé, a été maintes fois démontrée. La TCP postule que le comportement humain, pour être effectif, doit d’abord être décidé/planifié. Pour être décidé, trois facteurs sont déterminants:

    - Les jugements sur la désirabilité du comportement et sur ses conséquences (attitudes par rapport au comportement);
    - Les considérations sur l’influence et l’opinion des proches sur le comportement (les normes sociales);
    - Les croyances sur la capacité du sujet à réussir le comportement (sentiment d’auto-efficacité).

    Les auteurs ont mené une étude en deux temps : un premier temps d’analyse quantitative, un deuxième temps d’analyse qualitative.

    L’analyse quantitative  a été réalisée sur 247 médecins (généralistes, oncologues et algologues), à qui étaient montrées deux vignettes cliniques : l’une rapportant le cas d’un patient souffrant de douleurs chroniques, l’autre d’un patient souffrant de douleurs cancéreuses.

    L’analyse qualitative a consisté en une interview de 25 praticiens recherchant les déterminants de leur choix de prescription et les croyances associées.

    De façon attendue il apparait que les praticiens sont plus enclins à prescrire du cannabis thérapeutique chez les patients souffrant de douleurs cancéreuses que chez les patients souffrant de douleurs chroniques.

    Concernant les différences entre spécialités médicales : les algologues sont les plus réticents à recommander le cannabis thérapeutique, puis viennent les médecins généralistes, puis les oncologues.

    Concernant les intentions de prescrire du cannabis thérapeutique chez les patients souffrant de douleurs chronique, il apparait qu’elles sont plus influencées par des variables subjectives que médicales et notamment : une attitude plus favorable vis-à-vis de la thérapeutique, un sentiment d’auto-efficacité plus important, et une moins importante considération des « normes sociales ».

    Cette étude met donc en lumière le fait que les prescriptions médicales, notamment celles concernant le cannabis thérapeutique en douleur chronique, ne sont pas uniquement déterminées par des facteurs médicaux, mais également par d’autres variables plus cognitives et comportementales.

    Thematique: Autres
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